Tensions post-électorales : Samuel Hiram Iyodi déplore la répression violente des manifestations

Alors que le Cameroun traverse une crise post-électorale tendue à la suite de la proclamation des résultats de la présidentielle du 12 octobre 2025, la voix de l’un des candidats malheureux s’élève. Samuel Hiram Iyodi, figure de l’opposition et candidat à ce scrutin, a rompu le silence ce 30 octobre 2025, en publiant une déclaration ferme dénonçant la répression violente des manifestations observées dans plusieurs villes du pays.
« Les Camerounais ont le droit d’exprimer pacifiquement leurs opinions. La violence n’a jamais été une réponse politique », a-t-il affirmé, déplorant les pertes humaines et les arrestations massives signalées dans les jours ayant suivi la publication des résultats par le Conseil constitutionnel.
Dans son message, Samuel Hiram Iyodi appelle le gouvernement à faire preuve de transparence, de responsabilité et d’esprit d’apaisement. Il exhorte les autorités à ouvrir un dialogue national sincère avec toutes les forces politiques et sociales afin de restaurer la confiance et d’éviter l’escalade des tensions.
« Le Cameroun a besoin de vérité et de réconciliation, pas de peur et de silence », a ajouté le leader politique, insistant sur la nécessité de respecter les libertés publiques et les principes démocratiques.
Cette prise de parole intervient dans un climat de méfiance généralisé, marqué par des affrontements entre manifestants et forces de sécurité, notamment à Yaoundé, Douala et Bafoussam, où plusieurs blessés ont été recensés. Des organisations de la société civile et des observateurs internationaux appellent également à la retenue et à la médiation pour préserver la stabilité du pays.
Pour rappel, le président sortant Paul Biya a été déclaré vainqueur de l’élection avec 53,66 % des suffrages, selon le Conseil constitutionnel. Des résultats contestés par plusieurs candidats, dont Samuel Hiram Iyodi, qui avait fait campagne sur un programme de rupture démocratique et de renouveau institutionnel.
Alors que le pays s’enfonce dans une période d’incertitude politique, la communauté nationale et internationale observe avec inquiétude l’évolution de la situation, espérant un retour rapide au calme et au dialogue.
Patrick Tchounjo



