Travaux Publics

Autoroute Yaoundé–Nsimalen : 155 milliards FCFA de prêts à Londres pour relancer la section urbaine

Le projet d’autoroute Yaoundé–Nsimalen entre dans une nouvelle phase. Le président de la République, Paul Biya, a autorisé la signature de deux conventions de prêts d’un montant global de 155 milliards FCFA avec MUFG Bank, un établissement bancaire basé à Londres, pour financer la relance de la section urbaine de l’infrastructure.

Selon la décision présidentielle, ces ressources sont destinées à la portion comprise entre l’échangeur d’Ahala et le centre-ville de Yaoundé. Longue d’environ 12 km, cette section doit assurer la connexion entre la partie déjà ouverte à la circulation, dite « rase campagne », et les principaux axes de la capitale, jusqu’au corridor menant à l’aéroport international de Nsimalen.

Ce financement intervient dans un contexte de renchérissement du coût global de la section urbaine. La facture, initialement plus basse, dépasse désormais les 400 milliards FCFA en intégrant les travaux d’aménagement, les échangeurs, les voiries de desserte et les indemnisations liées aux expropriations. À ce montant s’ajoutent les dépenses déjà engagées pour la section rase campagne, portant le coût total de l’autoroute bien au-delà des estimations de départ.

Les nouveaux prêts auprès de MUFG Bank doivent permettre de relancer un chantier plusieurs fois retardé, marqué par des négociations financières longues et des réajustements techniques. La section urbaine nécessite en effet des travaux plus complexes que la partie extra-urbaine : interventions en milieu dense, réorganisation de carrefours structurants, construction d’ouvrages d’art et gestion des flux de circulation pendant les travaux.

Pour les autorités, l’achèvement de l’autoroute Yaoundé–Nsimalen reste un projet prioritaire. L’infrastructure est présentée comme un outil de fluidification du trafic entre la capitale et l’aéroport, de réduction des temps de trajet et de modernisation de l’image du pays auprès des voyageurs et investisseurs. Elle doit également contribuer à désengorger plusieurs artères majeures de la ville, régulièrement saturées.

Reste désormais à finaliser les aspects opérationnels : mobilisation effective des fonds, mise en place du calendrier de décaissement, choix des entreprises et organisation du chantier. Le gouvernement est attendu sur la capacité à mener à terme ce projet dont les délais et les coûts sont scrutés de près, tant par les partenaires financiers que par les usagers.

Patrick Tchounjo

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