Voici les artistes africains ayant remporté des Grammys Awards

On va se dire la vérité comme au quartier, sans costume-cravate. Les Grammy Awards, c’est un peu comme la Ligue des Champions de la musique mondiale. Tu peux être star chez toi, remplir des stades, casser TikTok… mais le Grammy, lui, te regarde avec un air de “ok, prouve”.
Et pourtant, l’Afrique a des gens qui ne viennent pas “assister”, ils viennent prendre. Voici les portraits, un par un, des artistes cités, avec leur nombre de trophées.
Angélique Kidjo, Une carrière musicale inspirante
Angélique Kidjo, c’est la preuve vivante qu’on peut être élégante, engagée, populaire… et quand même faire peur aux statistiques. Cinq Grammy Awards. À ce niveau, ce n’est plus un palmarès, c’est un bail de location chez les Grammys. Sa force, c’est ce mélange rare : une voix qui traverse, une Afrique assumée, et une capacité à se réinventer sans perdre son ADN. Les Américains l’appellent “global”, nous on appelle ça “maman-là est trop complète”.
Ali Farka Touré, le blues du désert qui a conquis le monde
Ali Farka Touré, c’est une légende. Un gars qui a pris les sonorités du Mali, les a branchées sur l’âme du blues, et a envoyé ça directement dans les oreilles du monde. Trois Grammy Awards, dont un posthume, preuve que même après, son nom continue de sonner. C’est le genre d’artiste qui te rappelle que la musique africaine n’a pas attendu “Afrobeats” pour être mondiale.
Wouter Kellerman, avec une flûte (oui, une flûte)
Wouter Kellerman, c’est l’exemple parfait du talent discret qui fait beaucoup de bruit… sans micro. Sud-Africain, flûtiste, compositeur, il est présenté comme triple lauréat des Grammys. Le truc est drôle : pendant que certains se battent avec des hits, lui il arrive avec une flûte et il repart avec des trophées. Comme quoi, parfois, ce n’est pas le volume qui gagne, c’est la maîtrise.
Tyla, l’insolence de la jeunesse qui gagne vite
Tyla, c’est la nouvelle génération qui ne demande pas la permission. Elle a déjà un Grammy (confirmé), et une deuxième victoire en 2026 est annoncée par plusieurs médias autour de la catégorie Best African Music Performance. Elle avance vite, très vite, avec une pop-amapiano qui voyage bien et une image maîtrisée. En clair, elle a compris l’époque : le son, le style, le timing… tout doit être calibré. Aujourd’hui elle possède deux grammys .
Tems, une voix qui impose le silence
Tems, c’est cette voix qui te fait arrêter de parler même si tu étais venu débattre. Elle est désormais décrite comme une artiste nigériane aux multiples Grammys, et plusieurs médias ont largement relayé sa deuxième victoire (notamment autour de Best African Music Performance). Son parcours symbolise un truc important : l’Afrique ne gagne plus seulement “par surprise”, elle gagne parce que le talent est évident.
Youssou N’Dour, une carrière plus grande que les trophées
Youssou N’Dour, c’est un monument. Le genre d’artiste qui a déjà gagné avant même de gagner. Il a remporté un Grammy pour l’album Egypt (Best Contemporary World Music Album), et ce trophée-là a une valeur spéciale : il a validé internationalement une œuvre spirituelle, profonde, et pas forcément “format radio”. Quand Youssou gagne, ce n’est pas le buzz qui gagne, c’est l’histoire.
Sikiru Adepoju, la preuve que les percussions aussi dominent
Sikiru Adepoju, c’est la masterclass de ceux qui font danser le monde sans forcément être devant la caméra. Percussionniste nigérian, il a remporté un Grammy pour sa contribution à Global Drum Project (Best Contemporary World Music Album). En gros : même si tu ne chantes pas, si ton rythme fait voyager les gens, les Grammys te respectent.
Miriam Makeba, une victoire historique
Miriam Makeba, c’est “Mama Africa”. Et son Grammy, c’est plus qu’un trophée : c’est un symbole. Elle est largement citée comme l’une des premières Africaines à avoir remporté un Grammy, grâce à An Evening With Belafonte/Makeba (1966). Une victoire à une époque où l’Afrique n’avait pas “le vent médiatique” d’aujourd’hui. Elle n’a pas seulement chanté : elle a représenté, elle a résisté, elle a ouvert la route.
Wizkid, l’effet “collab mondiale”
Wizkid a un Grammy, remporté via la collaboration sur “Brown Skin Girl” (Beyoncé). C’est le parfait exemple de l’Afrobeats moderne : international, connecté, stratégique. Il a transformé sa vibe en passeport mondial. Et au passage, il a prouvé un truc : parfois, une chanson bien placée peut te donner un trophée qui change ton statut pour toujours.
Burna Boy, l’aura d’un boss
Burna Boy a un Grammy pour Twice As Tall. Ce trophée a confirmé ce que ses fans criaient déjà : il ne fait pas que des hits, il construit une œuvre. Et surtout, il est dans la catégorie des artistes qui enchaînent les nominations, donc le Grammy n’est pas un accident, c’est un jalon. Chez Burna, tout est “grand format”.
Quand tu mets tout ça ensemble, tu vois le film. Kidjo empile, Ali Farka a gravé, Makeba a ouvert la voie, Youssou a sanctifié, Tems et Tyla accélèrent, Wizkid et Burna mondialiseront encore plus le game.
Le Grammy n’est pas africain… mais l’Afrique, elle, est en train de devenir un incontournable des Grammys.
Patrick Tchounjo



