Ligue des champions : ce que chaque match a raconté hier soir

Soirée européenne électrique, buts tardifs, scénarios renversants et une hiérarchie bousculée : la dernière salve de matchs disputés mercredi 28 janvier 2026 a livré un concentré de Ligue des champions. Voici tous les scores, tous les buteurs, et le récit match par match.
Ajax 1–2 Olympiacos : Amsterdam puni au pire moment
L’Ajax a cru se remettre sur les rails grâce à Kasper Dolberg (pen., 69e), mais le mal était déjà fait. Olympiacos avait frappé avant et après, via Gelson Martins (52e) puis Santiago Hezze (79e), pour une victoire pleine de sang-froid.
Arsenal 3–2 Kairat Almaty : frisson tardif, mais carton plein
Arsenal a démarré comme une formule 1 : Viktor Gyökeres (2e), Kai Havertz (15e), Gabriel Martinelli (36e). Kairat a résisté avec un penalty de Jorginho Monteiro (7e) puis une tête de Ricardinho (90+4e) qui a fait trembler l’Emirates… sans renverser la table.
Monaco 0–0 Juventus : un nul sec, mais une bataille d’orgueil
Pas de but, mais un match verrouillé : Monaco et la Juve se sont neutralisés dans une partie où chaque mètre semblait se payer comptant. Un 0–0 typiquement “soirée de contrôle”, sans le frisson du tableau d’affichage.
Atlético 1–2 Bodø/Glimt : le coup nordique
L’Atlético a ouvert le score par Alexander Sörloth (15e)… avant de se faire surprendre. Bodø/Glimt a répondu avec Fredrik Sjövold (34e) puis a pris l’avantage grâce à Kasper Högh (59e). Un succès qui sent la discipline, l’audace et le réalisme.
Athletic Bilbao 2–3 Sporting : Bilbao mené, Bilbao revient… Bilbao tombe
Bilbao a frappé tôt (Oihan Sancet, 3e) et a recollé par Gorka Guruzeta (28e). Mais le Sporting avait du tranchant : Ousmane Diomande (12e), Francisco Trincão (62e), puis le poignard final signé Alisson Santos (90+4e). Cruel, spectaculaire, implacable.
Leverkusen 3–0 Villarreal : démonstration allemande
Soirée autoritaire : Malik Tillman (12e, 35e) a plié le match en deux accélérations, avant qu’Alejandro Grimaldo (57e) ne parachève le récital. Villarreal n’a jamais pu respirer.
Dortmund 0–2 Inter : l’Inter attend… puis frappe
Longtemps fermé, puis soudain tranchant : Federico Dimarco (80e) a ouvert la porte, et Andy Diouf (90+4e) l’a refermée d’un coup sec. Dortmund, lui, finit avec un sentiment d’inachevé.
Club Brugge 3–0 Marseille : la soirée noire, sans appel
Le piège s’est refermé très vite : Mamadou Diakhon (4e), puis Romeo Vermant (11e) ont assommé Marseille. Et comme si ça ne suffisait pas, Aleksandar Stankovic (79e) a terminé le travail. Bruges a été clinique, l’OM a été puni.
Eintracht Francfort 0–2 Tottenham : Spurs sérieux, Spurs efficaces
Match maîtrisé : Randal Kolo Muani (47e) a libéré Tottenham au retour des vestiaires, avant que Dominic Solanke (77e) ne sécurise l’essentiel. Une victoire propre, sans bruit, mais très lourde de sens.
FC Barcelone 4–1 FC Copenhague : Barça piqué, puis injouable
Copenhague a surpris tout le monde avec Viktor Dadason (4e)… puis le Barça a changé de rythme. Robert Lewandowski (48e) lance la remontée, Lamine Yamal (60e) accélère, Raphinha (pen., 69e) creuse, Marcus Rashford (85e) termine. Une réponse de grand d’Europe.
Liverpool 6–0 Qarabag : tempête rouge à sens unique
Liverpool a transformé la soirée en démonstration : Alexis Mac Allister (15e), Florian Wirtz (21e), Mohamed Salah (50e), Hugo Ekitiké (57e), Mac Allister (61e) encore, et Federico Chiesa (90e) pour finir. Une gifle, nette, historique.
Manchester City 2–0 Galatasaray : City fait le job
Pas besoin d’en faire trop quand on marque tôt : Erling Haaland (10e), puis Rayan Cherki (29e). City a ensuite géré, avec ce contrôle froid des équipes qui savent voyager dans la compétition.
Pafos 4–1 Slavia Prague : la surprise qui fait du bruit
Pafos a frappé fort : Vlad Dragomir (17e), Bruno Souza (53e), Anderson (84e), Mislav Orsic (87e). Le Slavia avait égalisé via Stepan Chaloupek (44e), mais la deuxième période a été un ouragan.
PSG 1–1 Newcastle : chacun son regret
Le PSG démarre bien avec Vitinha (8e), Newcastle répond juste avant la pause grâce à Joe Willock (45+2e). Un nul qui laisse un goût étrange : ni catastrophe, ni vrai soulagement.
PSV 1–2 Bayern : le Bayern serre les dents et repart
Le PSV a résisté, puis a frappé par Ismael Saibari (78e). Mais le Bayern avait déjà marqué par Jamal Musiala (58e) et a repris l’avantage grâce à Harry Kane (84e) : victoire de patron, dans un match qui sentait le piège.
Union Saint-Gilloise 1–0 Atalanta : une lame, un but, trois points
Un match tendu, puis une étincelle : Anan Khalaili (70e) a offert l’essentiel à l’Union. À ce niveau, un seul détail suffit souvent à décider d’une soirée.
Benfica 4–2 Real Madrid : Mbappé marque, Trubin terrasse
Benfica a vécu une nuit de folie : Andreas Schjelderup (36e, 54e) en double, Vangelis Pavlidis (pen., 45+5e), et surtout Anatoliy Trubin (90+8e), un gardien buteur au bout du temps additionnel. En face, Kylian Mbappé (30e, 58e) avait pourtant remis Madrid dans le match. Un scénario de cinéma.
Napoli 2–3 Chelsea : Chelsea renverse tout
Napoli a marqué par Antonio Vergara (33e) et Rasmus Höjlund (43e). Mais Chelsea a répondu avec du caractère : Enzo Fernandez (pen., 19e), puis João Pedro (61e, 82e), auteur d’un doublé décisif. Un vrai match à bascule.
Une soirée qui redessine les lignes
Ce 28 janvier 2026 a rappelé la loi du très haut niveau : un but tardif peut changer une saison, un exploit peut refaire une réputation, et un naufrage peut laisser des traces. Entre la démonstration de Liverpool, le thriller Benfica–Real, et la claque infligée à l’OM, la Ligue des champions a livré ce qu’elle sait faire de mieux : du spectacle… et des verdicts.
Patrick Tchounjo



