Hausse illégale des prix au Cameroun : Luc Magloire Mbarga Atangana monte au créneau pour protéger le pouvoir d’achat des consommateurs

La tension monte dans les grandes surfaces du Cameroun. Depuis plusieurs semaines, les consommateurs dénoncent la hausse subite et injustifiée des prix dans certains supermarchés et espaces commerciaux. Face à cette situation alarmante, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a décidé de taper du poing sur la table. Dans un communiqué officiel adressé aux gérants de supermarchés et responsables de grandes surfaces, le ministre met en garde contre les pratiques illégales d’augmentation des prix et annonce une série de contrôles renforcés sur l’ensemble du territoire.
Une mise au point ferme du gouvernement
« Une telle attitude, si l’information reçue s’avère fondée, ne manque de surprendre, connaissant la relation de confiance que nous avons su nouer ensemble sur la base des critères de fiabilité et de sérieux », écrit le ministre, visiblement irrité par les dérives constatées. Cette sortie intervient après plusieurs plaintes de consommateurs et associations de défense du pouvoir d’achat, qui pointent du doigt la flambée des prix de produits de première nécessité tels que le riz, le sucre, l’huile raffinée, le lait, le savon et les pâtes alimentaires.
Pour le ministre, ces augmentations ne reposent sur aucune base économique objective, car les prix homologués par l’État n’ont pas connu de modification récente. Le communiqué rappelle que toute hausse de prix doit être préalablement validée par le ministère du Commerce, conformément à la réglementation en vigueur.
Des contrôles inopinés annoncés dans tout le pays
Face à la multiplication des abus, le ministère du Commerce a ordonné le déploiement des brigades de contrôle de la concurrence et de la répression des fraudes. Leur mission : inspecter les étiquettes, les factures, les marges bénéficiaires et s’assurer que les prix appliqués sont bien ceux homologués. Les responsables de structures fautives s’exposent à des sanctions exemplaires, allant de l’amende pécuniaire à la fermeture temporaire ou définitive de leurs points de vente.
Ces contrôles s’inscrivent dans le cadre d’une politique gouvernementale plus large visant à stabiliser les prix et protéger les consommateurs, dans un contexte mondial marqué par la volatilité des marchés et la hausse du coût du transport international.
Protéger le pouvoir d’achat des ménages camerounais
Pour Luc Magloire Mbarga Atangana, cette opération n’est pas une simple mesure administrative, mais une question de justice économique et sociale. Le ministre rappelle que le gouvernement, à travers ses politiques commerciales, œuvre à maintenir un équilibre entre les intérêts des opérateurs économiques et ceux des consommateurs.
Il exhorte les responsables de supermarchés à faire preuve de civisme économique et de solidarité nationale, surtout en cette période où de nombreuses familles subissent déjà la pression des dépenses quotidiennes. « Il n’est pas acceptable que certains acteurs profitent du contexte pour spéculer sur le dos des consommateurs », a-t-il martelé lors d’un point de presse récent.
Vers une surveillance numérique des prix
Dans la foulée, le ministère envisage la digitalisation du suivi des prix à travers une plateforme nationale permettant aux citoyens de consulter en ligne les prix homologués et de signaler les anomalies en temps réel. Cette mesure, encore en phase d’étude, vise à instaurer une transparence accrue dans la chaîne de distribution et à responsabiliser davantage les acteurs économiques.
Un message clair aux spéculateurs
La sortie du ministre du Commerce intervient comme un rappel à l’ordre adressé à tous les opérateurs du secteur de la distribution. Dans un marché déjà fragilisé par les effets combinés de la crise économique mondiale et des tensions post-électorales, le gouvernement entend préserver la stabilité sociale et empêcher toute flambée incontrôlée des prix susceptible d’aggraver la précarité.
Cette communication officielle a été saluée par de nombreuses organisations de consommateurs qui voient dans cette initiative une preuve d’engagement du gouvernement en faveur de la régulation du marché. Mais elles appellent à aller plus loin, notamment en renforçant la surveillance dans les marchés de proximité, où les hausses sont souvent plus marquées et moins encadrées que dans les grandes surfaces.
Une vigilance citoyenne encouragée
Le ministère du Commerce invite enfin les consommateurs à rester vigilants et à signaler toute hausse illégale aux services compétents via les numéros verts ou les délégations régionales. Cette approche participative pourrait renforcer l’efficacité des contrôles et contribuer à une plus grande discipline commerciale sur l’ensemble du territoire.
Patrick Tchounjo



