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CAN 2025 : le programme de ce samedi, entre confirmations et urgences

Le samedi 27 décembre 2025 n’a rien d’une simple journée de phase de groupes. À la CAN 2025 au Maroc, c’est souvent la deuxième sortie qui raconte la vérité d’un tournoi : celle des équipes qui confirment, de celles qui doutent, et de celles qui comprennent trop tard que la compétition ne pardonne ni les temps faibles, ni les matches “mal gérés”.

Aujourd’hui, la scène se partage entre Rabat, Tanger et Fès, avec quatre rencontres qui engagent directement l’équilibre des groupes C et D. À ce stade, la CAN ne se gagne pas encore, mais elle peut déjà se perdre : une mauvaise entame, un carton évitable, une fin de match mal négociée, et l’horizon se rétrécit brutalement.

Rabat ouvre la journée : Bénin – Botswana, la pression des points “obligatoires”

À 13h30, Rabat lance le tempo avec Bénin – Botswana.
C’est typiquement le genre de match qui semble calme sur le papier, mais qui peut devenir nerveux dès la première demi-heure. Parce qu’ici, les équipes ne jouent pas seulement contre un adversaire : elles jouent contre le calcul, la peur de manquer le coche, la nécessité de rester dans la course.

Dans une CAN moderne, ces rencontres sont souvent décidées par des détails très simples : la qualité des transitions, la discipline sur les seconds ballons, la capacité à rester lucide quand le match se ferme.

À Tanger : RD Congo – Sénégal, une affiche qui sent le match-charnière

À 16h00, le tournoi monte d’un cran avec RD Congo – Sénégal à Tanger.
Ce type d’affiche, c’est la CAN dans ce qu’elle a de plus stratégique : densité au milieu, gestion des temps faibles, efficacité dans les zones de vérité. Ce n’est pas toujours spectaculaire, mais c’est souvent déterminant.

Quand deux équipes ambitieuses se croisent tôt, la lecture est simple : celle qui impose son rythme pose déjà une option mentale sur la suite. Et dans un tournoi où la confiance se construit vite, ce “petit ascendant” peut valoir très cher.

Retour à Rabat : Ouganda – Tanzanie, le match où l’on ne doit rien offrir

À 18h30, Ouganda – Tanzanie ramène la journée à Rabat.
C’est le match parfait pour rappeler une évidence : à la CAN, la fragilité se paie comptant. Une relance ratée, un marquage lâché, une erreur de concentration, et la rencontre bascule.

Dans ce format de compétition, ces oppositions “sans marge” sont celles qui fabriquent les surprises… et qui cassent les plans des groupes à la dernière journée.

À Fès, en clôture : Nigeria – Tunisie, le choc qui attire la lumière

À 21h00, Nigeria – Tunisie à Fès ferme la marche.
C’est le match vitrine du jour : celui que tout le monde commente, celui où chaque action prend une dimension supérieure parce que l’affiche impose une attente.

Dans ces soirées-là, les grandes équipes sont jugées sur un critère très simple : savoir gagner, même sans être brillantes. Car la CAN aime les matches fermés, et elle récompense ceux qui transforment une occasion nette parfois une seule en avantage décisif.

Patrick Tchounjo

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