
Un festival recentré sur l’essentiel
CANIMAF revient à Douala pour une 5ᵉ édition qui privilégie la qualité de la programmation et la proximité avec les professionnels. Porté par son promoteur Jerome Soffo Simo et soutenu par l’Institut français du Cameroun, le festival s’installera au Krystal Palace les 5 et 6 décembre 2025. L’objectif est d’imposer durablement une scène de référence pour des récits ancrés sur le continent, des signatures graphiques reconnaissables et des univers capables de voyager en salles, à la télévision et sur les plateformes.
Compétition et lignes éditoriales
La sélection 2025 couvre courts et longs métrages d’animation, séries TV d’animation et un teaser project ouvert aux œuvres en développement. Les critères privilégient l’originalité visuelle, la solidité narrative et le potentiel de diffusion multi-écrans. Les équipes présenteront des extraits, dossiers artistiques et notes d’intention afin de faciliter les retours éditoriaux et l’émergence de coproductions.
Du grand public aux professionnels : un pont structurant
Au-delà des projections, CANIMAF renforce sa dimension marché : ateliers, masterclasses, études de cas et sessions de pitch. Les modules couvrent l’écriture, le storyboard, le layout, la gestion de pipeline, le sound design et la post-production. Cette articulation entre vitrine et accompagnement doit convertir l’exposition médiatique en opportunités concrètes pour les studios et talents émergents.
Résidences et accompagnement continu
Le festival s’inscrit dans une logique d’appui sur la durée via des résidences de création et un suivi éditorial. La mise en relation avec diffuseurs et partenaires financiers vise à consolider la chaîne de valeur locale, de l’atelier d’animation à l’écran, tout en ouvrant des passerelles vers les réseaux internationaux.
Expérience sur site et logistique
Le choix du Krystal Palace répond à un double impératif : confort de projection et fluidité des rencontres B2B. La programmation sera lisible, les horaires maîtrisés et la communication opérationnelle pensée pour maximiser le temps utile des délégations. L’édition 2025 mise sur une hospitalité professionnelle à la hauteur des ambitions artistiques.
Ce qu’il faut retenir
CANIMAF 2025 entend transformer la vitrine en tremplin : placer les films au centre, outiller les équipes et structurer un marché africain de l’animation compétitif. L’enjeu dépasse la célébration : il s’agit d’installer des carrières, d’augmenter la qualité des productions et d’ancrer Douala comme rendez-vous clé des industries créatives en Afrique.
Patrick Tchounjo



