Economie

Culture, industries créatives et tourisme intérieur : un moteur de valeur encore sous-exploité

La culture ne se contente pas d’émouvoir, elle emploie, exporte et façonne l’identité. Lorsqu’un pays protège les droits d’auteur, professionnalise la chaîne de production et ouvre des scènes accessibles, l’écosystème créatif décolle. Le numérique amplifie cette dynamique. Captation, post-production, diffusion en streaming et marketing digital ouvrent des marchés régionaux et diasporiques à condition de garantir la qualité éditoriale et la maîtrise des formats.

Le tourisme intérieur prolonge ce mouvement. Des itinéraires scénarisés, une signalétique claire, des expériences immersives et une hospitalité professionnelle transforment des curiosités en nuitées. Les écoles et universités peuvent nourrir le secteur par des formations en management culturel, en métiers de la scène, du cinéma et de l’événementiel. L’investissement dans des équipements polyvalents, gérés avec rigueur et ouverts à l’innovation, accélère la montée en gamme.

Lorsque la culture rencontre la tech et le commerce, la valeur se multiplie. Le Cameroun dispose de talents, d’histoires et de paysages. Il lui reste à sécuriser les droits, à consolider ses circuits et à raconter son identité avec exigence. L’économie créative devient alors un pilier de diversification, un vecteur d’emplois qualifiés et un marqueur de rayonnement.

Patrick Tchounjo

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