Infrastructures routières : le Cameroun accélère la modernisation de son réseau national

Le réseau routier camerounais, longtemps pointé du doigt pour ses insuffisances, fait désormais l’objet d’un vaste programme de modernisation lancé par le gouvernement. Objectif : désenclaver les zones rurales, fluidifier les échanges commerciaux et stimuler la croissance économique.
Le plan national des infrastructures routières 2025-2030 prévoit la réhabilitation de plus de 5 000 km de routes, dont plusieurs axes stratégiques reliant les grands pôles économiques du pays, notamment Douala, Yaoundé, Bafoussam, Garoua et Bertoua.
Les priorités portent sur la construction d’axes transfrontaliers, facilitant l’intégration sous-régionale avec le Tchad, la Guinée équatoriale et le Gabon. Ces corridors jouent un rôle crucial pour le commerce interafricain et l’essor des exportations locales.
Les autorités ont également misé sur la sécurisation du réseau routier : modernisation de la signalisation, réduction des points noirs d’accidents et promotion de la maintenance préventive. Parallèlement, des projets de routes bitumées rurales sont en cours pour rapprocher les producteurs agricoles des marchés urbains.
Cette stratégie s’inscrit dans une vision plus large : connecter les Camerounais entre eux et au monde. En favorisant la mobilité, l’État entend renforcer la cohésion nationale, réduire les disparités régionales et attirer davantage d’investissements privés.
Le Cameroun veut ainsi faire de la route non seulement un outil logistique, mais aussi un symbole de progrès et d’unité nationale.
Patrick Tchounjo



