
Le Cameroun, souvent surnommé « l’Afrique en miniature » pour la diversité de ses paysages et cultures, veut faire du tourisme vert un pilier de sa relance économique. Après plusieurs années d’essoufflement du secteur, le gouvernement lance une nouvelle stratégie visant à valoriser ses parcs naturels, montagnes, plages et sites culturels dans une logique d’écotourisme durable.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre du Plan de développement du tourisme 2025-2035, qui met l’accent sur la préservation de l’environnement, la formation du personnel touristique et la promotion du Cameroun comme destination authentique. Des zones comme Kribi, Lobéké, Waza, Korup ou encore le mont Cameroun figurent parmi les priorités de valorisation.
L’objectif est double : attirer les visiteurs internationaux tout en développant un tourisme intérieur responsable. Des partenariats avec des agences locales et des communautés villageoises favorisent la création d’emplois, le développement d’infrastructures légères et la sensibilisation à la protection de la biodiversité.
En misant sur l’écotourisme, le Cameroun cherche aussi à diversifier son économie au-delà du pétrole et des matières premières, tout en renforçant son image de destination naturelle, hospitalière et durable.
L’État prévoit de tripler le nombre de visiteurs d’ici 2030 et de générer plus de 400 milliards FCFA de recettes touristiques annuelles. Pour cela, un accent particulier est mis sur la digitalisation du secteur et la visibilité en ligne.
Le tourisme vert n’est plus une utopie : il devient un instrument de rayonnement et de croissance inclusive pour un pays qui regorge de richesses naturelles uniques.
Patrick Tchounjo



